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[MY SECRET COMBINATION***IT'S A MYSTERY 4 U]


J'écoute : When I grow up des PCD
Je regarde : Dead like me, je me retape l'intégrale des saisons 1&2
Je lis : les lignes de la main d'inconnus (à l'occasion, pour rigoler)
Je mange : selon un plan d'attaque bien programmé...
Je bois : du sirop sans sucre (si, ça existe !!!)
Je cite : "If you want my striptease... say please" Danity Kane
Je pense : à ce que je peux devenir si j'en fais l'effort...
Je rêve : que quelqu'un m'aime pour qui je suis et pas pour une certaine idée de moi.
(mis à jour vendredi 20 juin 2008 à 22:56)

26/05/2008

26/05/08 - 22:43

Révélation...

Vu comment ça m'a choqué de retrouver mon visage "nu" après avoir rasé ma barbe et ma moustache, je suis pas prêt de me faire le "maillot". D'ailleurs, le pubis imberbe, ça fait bébé et c'est pas plus propre... et quand ça repousse... aïe aïe aïe...
Et on oublie que la fonction du poil est d'éviter les irritations lors des "frottements" successifs de deux peaux différentes... (ça vous dit quelque chose ? moi zaussi) Alors le pubis "nu" tout poisseux de sueur, très peu pour moi ! Le pubis est vivant ! Sauvez votre pubis !

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25/05/2008

25/05/08 - 21:53

Otto (Auto)...

... tu es incorrigible.
C'est pourquoi je t'aime beaucoup ! Virtuellement, certes.
Parce que dans la réalité, c'est évident que je sors d'office mon gun tellement tu m'agaces !
C'est pas l'amour-vache, c'est le sourire du crocodile (et après, miam-miam).
GGGrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr !
Be told !

25/05/08 - 21:39

Get Physical (and my pants are on fire)

Pour oublier cette phase catastrophique de ma petite vie, rien de tel que mon corps en action. Yoga que je découvre doucement, cardio qui ne me fait pas de mal, aérobic pour souffrir en souriant, danse libre pour... se libérer.
Je me sens mieux, déjà, en quelques jours.
Et je suis très excité.
La contemplation de mes propres cuisses en action a quelque chose de sexuel qui fait naître des idées précises.
Misterblue, que ne fussiez-vous si inaccessible... :d
(vous m'excuserez cet écart de langage...)

22/05/2008

22/05/08 - 12:39

Ce matin...

... je me suis rendu compte que la vie continue.
J'ai pris mon petit-déj, j'ai fait quelques étirements, je me suis lavé de fond en comble, brossé les dents et coiffé en mettant moins de gel que d'habitude (je me dis que les cheveux plaqués, au final, ce n'est pas moi...), j'ai fumé ma clope et j'ai décidé de sortir de ma petite léthargie de ces derniers jours. Il ne sert à rien de se morfondre, ça ne change pas les choses, il vaut mieux accepter et en tirer les leçons.
Je ne cherche plus l'homme de ma vie, je le laisse venir, même si ça risque de prendre quelques années. En attendant, je me fais beau, je travaille, je m'investis, je me bats pour exister en tant qu'individu dans cette mare bouillonnante.
Je crois qu'enfin, je dois le reconnaître : à 26 ans, je suis un homme, plus un gamin.
Bravo.

18/05/2008

18/05/08 - 22:48

A song for you...


Elle te va bien cette chanson.
xxx

18/05/08 - 22:28

Accident de la route.

Un ami à moi s'est tué hier soir sur la route.
On croit toujours que ça n'arrive qu'aux autres.
Parfois, ça arrive aux siens.

Mister JH,
Nous ne t'oublions pas. Tu restes près de nous pour toujours.
On se retrouvera là-haut. Je sais que tu veilles déjà sur nous et que tu te marres de ce nouveau point de vue. Enfin, je me dis ça pour dédramatiser... mais... tu sais, Mister J.H., je n'ai pas pu te dire tout ce que je voulais te dire. Et je m'en veux. Et quand les gens qu'on aime (sans savoir leur montrer) sont partis, il est trop tard.
Je garde de toi cette phrase que tu m'as dite un jour, devant l'éléphant empaillé du Musée des Beaux-Arts de Tours : "Je parie qu'il est dégoûté d'avoir fini ici !" hihi... !
C'est très con, mais c'était trop drôle, tellement spontané comme toujours avec toi. Tu as toujours été mon grand-frère de coeur, et même si on se voyait moins ces derniers temps, le hasard a voulu que je sois l'une des dernières personnes que tu as vues quelques heures avant ton accident. Je prends ça comme un signe.
Je me dis que je n'ai plus à douter. Que je dois chérir la vie qui est la mienne et la faire avancer dans le bon sens. Me consacrer aux gens que j'aime comme tu le faisais avec nous, sans arrière-pensée, sans exiger rien de plus que nos sourires, et ces quelques clopes que tu nous taxais en les remplaçant discretos dans nos paquets par tes Lucky Strike dégueulasses dont personne ne voulait, sauf en cas de manque absolu.
J'écrirai ce roman dont tu m'as donné l'idée et je te le dédierai si je parviens à trouver un éditeur qui en veuille.
Tu nous laisses des photos, des souvenirs bons et mauvais, une joie de vivre qui perdure encore (j'ai parlé de toi avec plusieurs personnes ce soir et même si tout le monde pleurait comme des madeleines, on s'est rappelé tes mésaventures diverses), bref, moi je veux tout garder de toi, je ne veux pas garder que le bon parce que même dans nos engueulades, je sais que souvent, tu avais raison, je ne l'avouais pas, maintenant je le dis : tu m'as de nombreuses fois percé à jour et rien que pour ça, je t'ai toujours admiré.
Tu n'avais pas à m'écouter pour me comprendre, tu entendais tout ce que disaient mes regards et mes expressions.
Tu me manques terriblement.
J'ai pleuré toute la journée et ce sera sûrement pareil les jours, les semaines à venir.
Je suis ce grand garçon au coeur profondément enfoui, tu sais.
J'essaie de jouer les forts, mais cette fois-ci, tu m'as vaincu, je pensais pas du tout que tu partirais si vite et si subitement.
Attends encore un peu là où tu es.
On se retrouvera tôt ou tard et à nouveau, on pourra se moquer gentiment des gens comme sur les terrasses de café de la Place Plumereau, quand on était étudiants.

"Because you're like a star shining on us in the sky, we shall never know what deep darkness means".

R.E.P.

13/05/2008

13/05/08 - 14:55

Get Physical. (by any means necessary)

Ah ! Si seulement j'avais un prof d'aérobic perso ! Mais repoussant, genre blond nordique (conception personnelle du "mec repoussant") afin que nos séances ne se transforment jamais en "sport primitif" ! :)
Mais en ce moment, je suis tout feu tout flamme et je parviens à me faire du bien par le mal tous les soirs. Motivé ! Après, reste à savoir à quoi cela va bien pouvoir me servir...

11/05/2008

11/05/08 - 20:15

Vive le ciné des eighties ! THE CHILDREN trailer !


Jetez un oeil, ça dure pas longtemps mais c'est trop trop bon ! Effectivement, y a comme un problème avec les enfants de Ravensback ! lol Ce film date de 1980 !

10/05/2008

10/05/08 - 20:20

Angel in disguise.

Voilà, je vous explique.
Il s'appelle selon lui Samir mais j'ai découvert par le plus grand des hasards qu'il s'appelait en vérité Serge (!!! si, si !). Mon meilleur ami l'a croisé la nuit de la St Sylvestre 2008 sur les quais de la Loire et l'a ramené chez lui pour un youplaboum torride.
Jusque là, rien de grave.
Sauf que depuis le jour où il m'a rencontré, "Samir" a jeté son dévolu sur moi. Et moi, véritable statue de marbre (et d'inquiétude devant ses tremblements, sa face rougeaude et les grosses gouttes de sueur dégoulinant sur son front à chaque fois que je suis dans les parages), j'ai dû plusieurs fois, par la suite, repousser ses avances exprimées de manière tactile dès que les autres avaient le dos tourné (genre on fume tous les deux une clope dehors pendant que les autres descendent leur Despé dans le bar, et "Samir" se jette sur moi pour me piouter le cou en mimant d'être vaguement pompette donc excusable). Au début, c'était marrant, vite fait, mais maintenant, c'est lourd !
Dernière trouvaille du mégaboulet de service : prétendre que je le harcèle en douce sur son téléphone, que je lui tiens des propos de classe pornographique, et que je lui aurais même montré ma bite dans un coin noir de la ville... !!! (mon meilleur ami m'a appelé cet aprem pour me dire... "d'arrêter ce harcèlement"...)
De mes narines sortent déjà des volutes de fumée... JE VAIS LUI CRAMER LA GUEULE !
Un truc bien méchant mais qui me fera pas passer non plus pour un frustré revanchard.
Lui tailler une réputation d'enfer ?
Lui mettre un complice dans les pattes ?
L'humilier publiquement ?
Révéler tout ce que je sais sur lui aux autres ???
J'y réfléchis.
Le pire, je crois, c'est que parmi mes soit-disant amis, y en a quand-même quelques-uns qui donnent crédit à la version de "Samir" ! Alors qu'il mythonne tout le monde depuis qu'il est entré par effraction dans notre bande !
Peut-être que je devrais rentrer un peu dans son jeu pour mieux attaquer de l'intérieur...

08/05/2008

08/05/08 - 21:58

My Life. Is fucking me in the ass the same as loving me ? 2002.

Il s'appelait L., il était bof mais très amoureux de moi, châtain, trapu, yeux bleus, voix cassée mais pas rauque, bizarre, pas de conversation mais une forte propension au contact physique.
Je n'avais pas encore de désirs définis, j'avais entendu dire qu'être pédé, c'était forcément se faire enculer, c'est ce que disent les gens à la campagne pour cacher qu'ils pratiquent aussi la sodo-maison une fois les voisins endormis. Mais je ne voulais pas que L. m'encule. Je ne suçais pas non plus, ou à regrets, sans entrain, sans passion, machinalement, comme une grande inspiration avant de plonger avec cet empressement de remonter vite fait à la surface.
Je me voulais sauvage.
Il ne pouvait pas concevoir de m'aimer sans m'enculer, c'était plus fort que lui, absolument ancré dans sa conscience comme une condition sine qua non.
Devant mes refus, il a tenu bon.
Il m'a dit qu'il attendrait.
Je lui taillais des pipes rapides et efficaces pour compenser, bêtement ! Je pensais qu'on avait trouvé un terrain d'entente. La fameuse "suçothérapie" dont parlait Arte-Radio... !
Un soir que je ne devais pas sortir en boîte (et lui non plus, soit-disant cloué au lit par de la fièvre), j'ai suivi une bande de potes... et j'ai trouvé L. dans les chiottes en train de formater le cul d'un quidam dont je ne me rappelle que la chemise hawaïenne et le jean descendu sur les chevilles.
Première vraie claque de cette "sexualité spécifique option irrépressible" qu'on prête aux homos.
La fellation régulière n'avait donc pas suffi ?
Il lui en avait fallu plus ?
Depuis ce jour-là, sucer n'est pas un acte banal pour moi, il revêt une vraie signification d'engagement de ma part... et pour le reste, j'ai découvert quel "rôle" me va le mieux. On top ? Assurément.
Mais rien n'est figé, heureusement.
Love revolution is sex revolution. I get so O.O.C. !

08/05/08 - 21:06

Pensée du soir.

Parfois, bosser comme un acharné et obtenir des résultats est plus jouissif qu'une bonne baise. Parfois.

07/05/2008

07/05/08 - 21:58

Mytho : oui ou non ?

Un de mes potes s'est fait mener en bateau par un mec d'abord rencontré sur le net puis dans la vraie vie. Exemple de mytho que lui a balancé le fabulateur professionnel : il aurait été il y a quelques années graphiste chez Disney... et aurait bossé sur Pocahontas. (oui, vous pouvez rigoler) Du coup, mon pote et moi, on s'est tapé le générique du dessin-animé, et à part si l'énergumène a travaillé sous pseudo, aucune trace de son nom...
Du coup, moi j'étais pété de rire. C'est tellement classique, les mythos chez gayland. (euh chez hétéroland aussi, ça existe, surtout chez les hétérotes honteuses)
Mon pote l'a mal pris. Il m'a gueulé dessus comme sur un caniche blond et mal-élevé :
- Tu ne comprends pas ! Ce mec, je m'en fous qu'il me mente, je l'aime et lui au moins, il me fait rêver, il m'embarque avec ses conneries ! [...] (retranscription approximative de sa violente réaction)
Quelqu'un m'explique ? Parce que là, j'ai loupé une case, j'ai pas compris ce qu'il a voulu m'enseigner sur la vie amoureuse ? Faut laisser un mec nous mythoner tranquille sous prétexte que c'est joli ? Vivre dans le fantasmatique perpétuel ?
PS : si un châtain aux yeux verts sympa et accessible lit ce post, et qu'il n'est pas une imposture, qu'il me contacte, parce que mon rêve terrestre se résume à peu près à ça, MOI.

06/05/2008

06/05/08 - 12:42

24 mai 2008...

... GAY PRIDE DE TOURS.
Rassemblement place des Halles à 14h !
J'y serai (normalement). Peut-être déguisé en quelque chose (autant essayer d'être fun).
La gay-pride, je m'en fous un peu. Mais comme mes amis y vont, je ne vais pas rester dans mes chaussons devant la TV. Je me motive pour ma ville de coeur qui n'a pas toujours eu une bonne réputation à l'égard de la communauté LGBT.

04/05/2008

04/05/08 - 23:39

Pensée du dimanche soir...

I get so O.O.C.

03/05/2008

03/05/08 - 23:20

Foire de Tours !

Ambiance chichi, ballons, peluches, gaufres et barbes à papa barbantes...
Bu une bière blanche, un bonheur.
Ai trouvé sur la foire expo des tablettes de chocolat made in Russia que je bouffais à la chaîne en Ukraine, au coeur de l'hiver. Jusque là, ça va.
Ensuite, fait deux manèges à sensations (au prix assez sensationnel aussi...), un qui m'a envoyé en l'air et l'autre qui m'a secoué comme un prunier (pourri et fragile) de droite à gauche (et vice-versa).
Puis, ai marché dans une barbe à papa lâchement jetée au sol (certainement par un chiard blond et capricieux), bien fondue sous un soleil de plomb, puis dans les graviers (pas le choix, ainsi se présente le sol du parc forain), résultat : démarche gênée et chaotique, pas discrète du tout, graviers pénétrant peu à peu la fine semelle de mes Converse blanches (toutes neuves, je précise) et résidu de barbe à papa me scotchant aux plaques d'acier des manèges (pas pratique pour s'installer en faisant mine d'être détendu).
Ai fait le palais des glaces, et malgré ma "jambe de bois", ai grillé mes potes en trouvant le premier la sortie (honneur suprême, sauf que j'ai dû attendre une bonne demi-heure avant qu'ils ne réapparaissent...).
Ai fait la FUNHOUSE (maison de l'horreur en VF) de la foire où je me suis bien éclaté... mais tout seul car ça ne branchait pas les autres (quels boulets, quand-même !).
Et à la fin de l'après-midi, alors que nous étions en terrasse à siroter un Coca, qui vois-je ?
Lui.
Ce gros CONNARD... (mais alors quel BEAU connard...)
Qui m'a jamais rappelé mais me bombardait de textos enflammés pour (sadiquement) nourrir mes espoirs (finalement déçus...).
Aux bras d'une petite pédale de 20 ans tout au plus, moche comme un pou avec sa tête plate boutonneuse et sa coupe de renard exotique (comprenez "coupe tecktonik orange") survolant un T-shirt blanc à motifs fluo rose et un slim violet (non mais franchement...).
Peux pas croire qu'il m'ait zappé... pour... ce TRUC.
Ils sont montés dans le tapis-volant (vous savez, ce manège basique accessible aux grands-mères) et le petit tecktonik-killer poussait des cris de femelle hystérique à chaque coup de rein vaguement brutal de la machine... Et à la sortie, il fait style "je suis tout émotionnée" en levant les sourcils une main sur le coeur, sous SON regard amoureux et protecteur.
Trop envie de leur coller une pomme d'amour pour étouffer leurs petits mots doux échangés yeux dans les yeux avec une complicité enfantine. (oui je suis un méchant)
Je suis traumatisé. Ce matin, je l'ai dit : non, je la sens pas, la foire de Tours un samedi...
Bah voilà. C'est fait, pesé, emballé, emporté.
Et les quelques regards libidineux d'inconnus croisés sur place n'y changent rien : je suis déprimé ! Rideau.

01/05/2008

01/05/08 - 23:06

Alcoolisme : encore tabou ?

Je vais en parler parce que ça me fait chier cette hypocrisie généralisée qui veut que la consommation excessive d'alcool soit encore "honteuse". Mon meilleur ami est alcoolique. Je m'en suis rendu compte très tôt mais comme tout le monde (et comme mon paternel avait pas mal "donné" dans le genre), j'osais pas me l'avouer, non, c'était pas possible.
Du coup, ça réveille de vieux démons.
Ces soirs où ado, je flippais dans ma chambre.
La transformation du visage de mon père, de sa voix, cette odeur acide qui avait peu à peu envahi la chambre parentale, ces bouteilles cachées dans le garage, les accès de fureur, les coups aussi, l'humiliation sociale, la tyrannie familiale, toutes ces choses dont il ne faut pas parler pour ne pas gâcher la (fausse) dimension "fun et joviale" de l'alcool qui reste un des piliers de la civilisation.
Je n'ai rien oublié. Je pensais l'avoir zappée, cette partie de ma vie, mais ça n'est pas si loin, et parfois, si je n'arrive pas à dormir, je rêve de l'existence qu'on aurait eu si...
Bref, là je ne sais pas quoi faire.
Je refuse d'avoir à vivre dans l'ombre de l'alcool encore une fois.
J'ai été patient. Je sais que je devrais l'aider mais je ne peux pas.
L'alcool, c'est pas QUE la petite coupe de champagne avec laquelle on trinque au 1er de l'an. C'est un putain de fléau qui détruit tout sur son passage.

01/05/08 - 19:02

My Life. Buée. Janvier 2008.

C'est la première fois que ça m'arrive, ce genre de truc. Du virtuel au réel, finalement, il n'y a qu'un pas.
Encore faut-il avoir l'impulsion. Cet empressement irrépressible vers l'autre.
Nous nous parlions régulièrement au téléphone mais ce n'était plus assez.
Alors, un vendredi soir, au sortir du travail, je monte dans ma voiture, je lui envoie un SMS pour lui dire : "J'arrive". Ouais. Comme ça. Sans trop réfléchir.
L'aventure, l'imprévu.
Après 3 heures d'autoroute, je me retrouve dans sa ville. Je me gare, je l'attends, je flippe un peu, je me sens soudain méga-moche, je garde quelques minutes la main sur la clef de contact en cas de crise de trouille aiguë, je respire, je fume une clope, je me calme. Je me dis : "qu'est-ce que tu as fait ? tu es complètement dingue !" Envies croisées de rire et de verser une larme.
Je repense à lui. Mon coeur bat très fort.
Il arrive au bout de la rue.
Trop envie de me cacher ! Mais non.
Il entre dans ma voiture, il a l'air aussi gêné que moi. Une vraie expérience (indescriptible). Rien à voir avec une rencontre fortuite sur un lieu de drague... Là, c'est plus solennel.
Plus tard, il m'offre un café chez lui, avec sa super cafetière dans laquelle on insère des dosettes magiques. Il m'offre une dosette bleu foncé.
Une heure plus tard (je crois), je l'embrasse alors qu'il me dit de ne pas le faire.
"Pas déjà", me dit-il. Mais on s'embrasse.
Comme je ne veux pas dormir chez lui, je décide (très connement) de repartir.
Il me suit jusqu'à ma voiture, on s'enferme à l'intérieur.
On souffle sur les vitres pour que la buée nous cache, ainsi que ce qu'on fait sur la banquette arrière. Puis, je repars. A la fois choqué par la beauté du truc et déstabilisé par la vanité de l'ensemble.
Si c'est ça un conte de fées, alors l'enfer doit être plus plaisant que ce qu'on veut bien nous laisser croire. Va savoir.

 

DaRockingKedriK

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